Le gouvernement tunisien a annoncé une réforme ambitieuse visant à numériser 80 % des services administratifs d’ici 2030. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale de modernisation de l’administration publique et reflète une volonté claire de renforcer la transparence, améliorer l’efficacité et réduire les coûts liés à la gestion des affaires publiques. Lors de la 39ᵉ édition des Journées de l’Entreprise, le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a souligné que cette transformation numérique constitue un levier essentiel pour repositionner la Tunisie dans l’économie mondiale.
La digitalisation des services administratifs représente avant tout un outil de lutte contre la corruption et le favoritisme. En rendant les procédures plus transparentes et traçables, elle permettra de limiter les pratiques opaques et de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions. De plus, la simplification des démarches administratives réduira les délais de traitement et facilitera l’accès aux services pour les particuliers comme pour les entreprises.

Sur le plan économique, cette réforme est également perçue comme un facteur clé pour attirer les investissements étrangers. Une administration modernisée et efficace constitue un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux, qui recherchent des environnements stables et prévisibles. La numérisation contribuera aussi à la réduction des coûts publics, en diminuant les dépenses liées au papier, aux archives physiques et aux déplacements administratifs.
L’impact sur les finances publiques sera significatif. Grâce à un suivi digitalisé, les recettes fiscales pourront être mieux optimisées, tandis que les dépenses seront rationalisées. Les outils numériques permettront également d’améliorer la gouvernance en facilitant les audits et le reporting, renforçant ainsi la crédibilité de l’État auprès des bailleurs de fonds et des partenaires internationaux.
Enfin, cette stratégie place la Tunisie dans une dynamique internationale. Des pays comme l’Estonie ou le Rwanda ont déjà démontré que la digitalisation massive des services publics peut transformer la relation entre l’État et les citoyens. En s’inspirant de ces modèles, la Tunisie ambitionne de devenir un acteur régional de référence en matière de gouvernance numérique.
En conclusion, la numérisation de 80 % des services administratifs d’ici 2030 constitue une étape décisive pour la Tunisie. Elle permettra non seulement de moderniser l’administration, mais aussi de renforcer la transparence et l’efficacité des finances publiques, tout en consolidant la confiance des citoyens et des investisseurs.
Source : Déclarations de Sofiene Hemissi, ministre des Technologies de la communication, lors de la 39ᵉ édition des Journées de l’Entreprise.

